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Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a présenté les résultats de la consultation menée auprès des élus locaux et les premiers éléments de diagnostic sur l’état des infrastructures de l’eau et l’assainissement. Le gouvernement fera part de son plan de relance des investissements et de lutte contre les fuites le 17 juillet prochain.

Lancée le 27 avril dernier lors de l’ouverture de la première séquence des Assises de l’eau, cette consultation avait pour but de mieux cerner les perceptions des maires et des élus locaux et leurs attentes en matière d’eau et d’assainissement.

Au travers de 2.500 contributions, dont 70% proviennent de maires, les élus ont dabord exprimé un besoin clair d’accompagnement et de simplification : 64% estiment qu’ils ont besoin de l’accompagnement de l’Etat (monter des projets locaux avec de l’ingénierie technique, financière et juridique) et plus encore, attendent que l’Etat simplifie les procédures.

Ils perçoivent la situation de l’état des services comme acceptable : 87% des répondants estiment que l’état de leur service est bon. Seulement 12% des maires estiment que la situation de leur service se dégrade. Mais ils portent un regard plus nuancé sur le prix actuel de l’eau : si 61% le perçoivent juste, il ne suffit pas pour faire face aux besoins d’investissement dans 22% des cas et se retrouve trop cher pour nos concitoyens pour 19% d’entre eux.

Ils font le constat à 42% d’un déficit de connaissance des réseaux d’eau et d’assainissement, principal enseignement de la consultation sur lequel les Assises de l’eau s’efforceront d’apporter des réponses. Un diagnostic détaillé, établi à partir des données renseignées par les collectivités dans le système d’information sur les services publics d’eau et d’assainissement (SISPEA) en 2016, corroborait déjà le déficit de connaissance pointé par les élus : seuls 50 % des services d’eau et 40 % des services d’assainissement publient leurs données.

Enfin, si l’on constate qu’1 litre sur 5 se perd dans les réseaux d’eau, on observe surtout de forts contrastes puisque seules 55% des communes peuvent justifier de leur conformité quand 37% ignorent leur situation et 7,5% se savent non conformes…

Les résultats de la consultation et les axes identifiés par les groupes de travail seront au centre de seize réunions locales organisées jusqu’à la fin de la première séquence des Assises de l’eau.

Cette première séquence s’achèvera le 17 juillet prochain avec la présentation d’un plan de relance des investissements et de lutte contre les fuites.