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La 6ème édition du Genopole Young Biotech Award a récompensé, mardi 13 décembre à la Caisse d’Epargne, la société Biostart qui a convaincu le jury à l’unanimité.

L’émotion se lisait sur les visages de Bertrand Duval et Fabrice Grenard à l’annonce de leur premier prix. Des années de travail, parfois de sacrifice, récompensées et des perspectives de croissance accélérée qui s’ouvrent, comme en témoigne Bertrand Duval, co-fondateur de Biostart: « Pour nous, le label Genopole est un sésame, une clé. Demain, nous allons pouvoir présenter notre dossier aux investisseurs, à nos partenaires industriels et universitaires. C’est le point de départ de la concrétisation. On a le brevet, on a le label Genopole et les portes vont s’ouvrir ! L’accompagnement de Genopole va nous aider à monter des dossiers de recherche de fonds dans l’objectif de vite recruter ». 

Le jury s’est prononcé à l’unanimité en faveur de Biostart dont le projet est à la fois mature, solide et pertinent en répondant de façon durable à un grand enjeu de santé publique.

L’équipe est constituée de quatre associés : Bertrand Duval et Jean-Baptiste Loiseau, issus de l’industrie pharmaceutique, Bernard Rougier, professeur en sciences sociales à Sciences Po et Fabrice Grenard, consultant en droit public et environnemental auprès des collectivités.

Tous les quatre ont développé un projet biotech innovant dont « l’ambition est de produire un impact positif sur la dépollution ». 

Leur solution repose sur la production d’une molécule qui est un polymère de cyclodextrine, constitué à base de composants d’origine végétale, totalement neutre pour l’environnement. Ce polymère a la capacité de capter un large spectre de micropolluants chimiques et biologiques dans les eaux usées. Il répond en cela aux strictes exigences de directives cadre européennes qui imposent aux Etats membres de cibler quarante substances micropolluantes prioritaires dans le traitement des eaux usées. Le polymère a fait l’objet de tests de robustesse et va être utilisé en condition réelle dans une station d’épuration.

Biostart présente sa technologie comme plus efficace, moins coûteuse et plus écologique que les techniques actuellement utilisées. Les clients visés sont les sociétés de traitement des eaux usées et les sociétés industrielles  polluantes. Le marché est estimé à un milliard et demi d’euros. A plus long terme, Biostart envisage de s’intéresser également à la dépollution des sols et de l’air.

Voir l'interview de Bertrand Duval ici