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14 février 2018 Paru dans N°409 - à la page 24

IFAT 2018, le plus important salon au monde dédié aux technologies de l’environnement, se tiendra du 14 au 18 mai prochain au parc des expositions de Munich. Un événement incontournable pour les exposants qui entendent jouer un rôle sur les marchés de l’environnement et pour les visiteurs à la recherche de solutions innovantes.

Lors de sa dernière édition, en 2016, IFAT avait accueilli plus de 136.000 visiteurs venus de 168 pays autour de 3.097 exposants en provenance de 59 pays. Des chiffres qui traduisent bien la dimension exceptionnelle de ce rendez-vous mais aussi son internationalisation croissante : 45% des exposants et 48% des visiteurs venaient de pays étrangers. 

Une internationalisation qui n’est malheureusement pas imputable à la France dont la présence reste, au fil des éditions, obstinément modeste : notre pays ne vient qu’au 10ème rang des exposants internationaux, et au 14ème rang en termes de visiteurs avec 1.569 participants en 2016…  Le fait que le salon Pollutec se tiennent désormais tous les deux ans drainera-t-il de nouveaux visiteurs vers IFAT ? Réponse au mois de mai prochain…

L’édition 2018 sera en tout cas la plus importante, en termes de surface, de l’histoire du salon. La mise en service, après deux ans de travaux, de deux nouveaux halls, les C5 et C6, porteront la surface totale d’exposition à 260.000 m² (soit 36 terrains de foot) dont 180.000 m² sous halls. 

Cette extension entraîne une nouvelle répartition des pôles thématiques, destinée à faciliter le parcours des visiteurs : l’ouest du parc (Métro Messestadt West) ainsi que la partie de l’espace en plein air située au nord des halls C seront entièrement dédiés aux secteurs de l’eau, traditionnellement les plus importants à IFAT, tandis que l’est du parc sera consacré au thèmes déchets-recyclage, pollution de l’air et dépollution des sols.   

Comme lors des éditions précédentes, les innovations devraient être nombreuses, et portées notamment par la transition digitale et la numérisation des procédés. « De nombreuses innovations sont d’ores et déjà associées aux mots-clés ‘numérisation’, ‘automatisation’ ou encore ‘eau 4.0’ », a ainsi souligné Silvia Fritscher, chef de projet IFAT pour Messe München lors d’une récente Conférence de presse à Paris. 

Les nombreux progrès réalisés dans les domaines de l’analyse et de la mesure, les développements de nouveaux capteurs, la mise en réseau des équipements, la montée en puissance de l’IIoT et l’arrivée de l’intelligence artificielle sont également à l’origine de beaucoup de développements, en eau potable comme en eaux usées, en analyse comme en traitement. 

La banalisation des jumeaux numériques qui consiste à créer un double digital pour un objet, une chaîne de process ou même une infrastructure toute entière, offre désormais la possibilité de tester de nouveaux équipements sans courir de risques trop importants, au regard notamment de la continuité du service. Elle offre également la possibilité d’anticiper les étapes du cycle de vie d’un équipement ou d’un process, ou encore de planifier les activités d’une chaîne de traitement pour en optimiser le rendement.

Compte tenu de l’importance de l’offre présentée, cette édition 2018 d’IFAT sera sans nul doute une bonne occasion de faire le point sur cette révolution industrielle qui se prépare à l’heure ou le numérique réinvente l’industrie.

Renseignements complémentaires : http://www.ifat.de