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En 2014, la dépense de protection de la biodiversité et des paysages s’est élevée à 2,1 milliards d’euros en hausse de 1,5 % par rapport à l’année précédente. Elle est près de deux fois plus élevée qu’en 2000.

De 2000 à 2014, la dépense nationale en faveur de la protection de la biodiversité et des paysages est passée de 1,2 à 2,1 milliards d’euros. Cette forte hausse s’explique par un effort financier plus important des pouvoirs publics et des collectivités territoriales qui en financent près des trois quarts. Le poids des pouvoirs publics, déjà majoritaire, tend à augmenter d’année en année au détriment de celui des ménages et des entreprises. C’est que l’évolution de cette dépense est plus sensible à l’importance des politiques publiques qu’à la conjoncture économique.

La dépense nationale en faveur de la protection de la biodiversité et des paysages se répartit sur trois domaines : la gestion des espaces et des espèces, les actions dites « de réduction des pressions » et la connaissance de la biodiversité et des paysages.

La gestion des espaces et des espèces regroupe les actions visant à préserver la diversité de la faune et de la flore. Elle comprend par exemple la gestion du réseau Natura 2000, des réserves naturelles, l’entretien et la restauration des milieux aquatiques ou bien les dépenses des associations de protection de la nature. En 2014, la dépense liée à la gestion des espaces et des espèces a augmenté de 7 % pour s’établir à 1,6 milliard d’euros. Elle représente les trois quarts de la dépense totale de protection de la biodiversité et des paysages.

Les actions « de réduction des pressions » ont pour objectif de réparer les dommages causés aux paysages et à la biodiversité par certains secteurs d’activité tels que l’agriculture, l’industrie et les transports. Ces actions sont généralement mises en œuvre par les entreprises elles-mêmes. En 2014, la dépense s’établit à 537 millions d’euros, en hausse de 6 % par rapport à 2013.  

Enfin, la connaissance de la biodiversité et des paysages nécessite des actions d’inventaire, d’expertises relatives au patrimoine naturel. En 2014, la dépense liée à ces actions s’est élevée à 12 millions d’euros et ne représente qu’une faible part (0,6 %) de la dépense totale.

En France, la protection de la biodiversité et des paysages reste largement financée par les fonds européens et le secteur public qui assument près de 80 % de la dépense totale. Le reste est en grande partie financé par les entreprises dont la contribution s’est toutefois réduite depuis 2000, malgré une hausse en 2014 par rapport à 2013 : 416 millions d’euros contre 469 millions d’euros.

Enfin, les ménages participent de façon plus marginale au financement de la protection de la biodiversité et des paysages. En 2014, ils ont financé 81 millions d’euros essentiellement au travers de leur contribution au fonctionnement des associations.